mercredi 23 novembre 2011

Poiret : King of Fashion

C'était il y a quatre ans au MET  à New York : une grande rétrospective sur Paul Poiret. Et comme les américains sont très forts (ils ont fait les premiers une rétrospective sur Alexander McQueen à place des londoniens...) : cette exposition Poiret était beaucoup plus étoffée que celle en France, pays d'origine de ce créateur, en menant notamment une étude sur sa technique de coupe. C'est assez rare pour le souligner et pourtant ça permet réellement de saisir l'esprit de ce créateur qui s'est libéré des strictes méthodes de coupe de son temps pour inventer ses propres techniques de constructions de vêtements. Il construisait d'ailleurs souvent à partir de simples rectangles cousus entre eux en jouant plus sur les ornementation ou, comme avec l'exemple de la cape ci-dessous, en réalisant des formes plus complexes en partant d'un seul rectangle.

Je commencerais par une petite description de cette cape prise lors de la vente Poiret qui est partie à 88 000 € : bon c'est le prix pour un ensemble car il y avait une robe avec, mais c'est un peu cher quand même... Alors il s'agit d'une "cape entravée à traîne asymétrique dans un seul morceau et à une seule couture, prenant sa forme sur le corps. Long métrage de quatre mètres pris dans toute sa largeur, plié en deux avec un repli à mi-hauteur sur l'une des faces. A la pliure, l'unique couture est laissée ouverte pour le passage d'un bras, le repli permet le passage de l'autre bras. Une fois installée sur le corps, les devants fermés forment un décolleté en pointe profonde, le devant appliqué de l'empiècement brodé garni des brandebourgs tombe droit et se prolonge en traîne ; l'autre boutonné en biais se drape en s'enroulant sur le corps."

 
Cape "Paris", Paul Poiret, 1919 / Cape portée négligemment par Denise Poiret sur la photographie

"Poiret, night gown", images issues de l'animation de Softlab

D'après ce site, il y a également la numérisation d'une robe blanche (je n'ai pas réussi à avoir d'autres infos sur cette "white dress" : ni image, ni nom, ni date !), celle-ci est construite en uniquement deux panneaux rigoureusement symétriques. Je serai curieuse de savoir si d'autres vêtements ont été étudiés de la sorte, mais c'est tout ce que j'ai réussi à trouver sur le web !

"Poiret, white dress", images issues de l'animation de Softlab

Le Vogue américain s'est intéressé également à l'exposition et à présenter une série de photographies de Steven Meisel avec la mannequin Natalia Vodianova.  avec une mise en style de Mary Howard qui a fait une très belle sélection de pièces haute-couture dans le style, et ces murs peints inspirés de l'esprit de Paul Poiret et également de Raoul Duffy rendent vraiment très bien.

Photographies de Steven Meisel dans le Vogue US de mai 2007

A small translation of "Poiret : King of Fashion"
Four years ago, there was a great retrospective of Poiret at the MET in New York. A very complete exhibition better than the french one, though he was a french designer. Furthermore, the MET resumed recently in organising the first exhibition of Alexander McQueen before the V&A whereas he was a english ! For Paul Poiret exhibition, the've done a really good work by studying his way of cutting because he really reinvented the way of contructing clothes. You can find a small description of the mantle named "Paris" during the Poiret's selling (he was bought 88 000 €, with a dress also). Here are some pictures from Softlab for the explanations of cut, and from Vogue (May 2007) for Steven Meisel photographs in connection with the exhibition.

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